27 mai 08
Une illustration et quelques mots sur les morsures de chien en France
Il y a quelques temps Corinne m'a demandé de réaliser une illustration. J'ai pris beaucoup de plaisir à dessiner et peindre cette petite scène. Bien plus que peindre mes tableaux -ce qui confirme ce que je pense de moi : je penche très fort du côté de l'illustration...
Seulement voilà la réalité : je n'ai pas d'histoire viable à raconter...

Un petit garçon jouant avec son chien. Petit moment de complicité qui deviendra un joli souvenir pour l'enfant.
Cette scène servira à illustrer un carnet regroupant des conseils pour la vie au quotidien avec son chien et destiné aux enfants -ainsi qu'à leurs parents.
En France, les 2/3 des morsures concernent des enfants ayant moins de 10 ans. La plupart du temps il s'agit du chien de la famille. D'autre part, ces morsures sont souvent dues à un défaut de communication entre l'animal et l'humain.
Corinne -auxiliaire vétérinaire de son état, a eu cette idée très intéressante d'intervenir directement auprès des enfants dans les écoles primaires, pour leur expliquer l'approche objective qu'il faut avoir avec l'animal afin d'éviter tout accident. Autrement dit : quels sont les gestes à faire ou à éviter.


Un chien peut passer à l'acte pour de multiples raisons :
=> difficulté pour se situer dans la hiérarchie (les maîtres changent les règles sans arrêt : un jour le chien a le droit de mendier et accès au canapé puis le lendemain : non)
=> sociopathie (problème de dominance) : en général, un chien dominant qui est sûr de lui n'a pas besoin de mordre : il se fait respecter par simple grognement et les autres obtempèrent; c'est lorsque le maître veut un jour s'imposer que les problèmes commencent.
=> défaut de socialisation / communication / imprégnation.
Entre 8 semaines et 3 mois, le chiot doit avoir vu toutes les espèces qu'il rencontrera à l'âge adulte : chat, chien, enfant, adultes, personnes âgées...
La communication inter-spécifique n'est pas innée : si sa mère ne lui a pas appris les rudiments du langage canin, le chien une fois adulte, aura de gros problèmes de communication avec ses congénères.Exemple concret : défaut du contrôle de la pression de la morsure.
=> comportement lié à défense du territoire,
=> comportement lié à la défense de la progéniture,
=> agression prédatrice,
=> agression redirigée. Par exemple un chien agresse un congénère, l'enfant intervient en le prenant à bras le corps, le chien passe à l'acte : de façon schématique, pour lui, il agresse le chien et non pas l'enfant.
En fait, ce comportement se voit très couramment chez les chats notamment chez les vétérinaires : un chat voit un chien ==> il a peur, fait le gros dos, crache ==> son maître veut le rassurer en le prenant dans les bras ==> le chat agresse l'homme. (C'est là en général que j'interviens avec gyrophare et pansements...)
=> pathologies douloureuses, 
=> pathologies touchant le système nerveux.
Pour plus d'informations sur la démarche de Corinne dans les écoles primaires, c'est ici
Un point sur l'agressivité de nos animaux domestiques.
Elle est naturelle : c'est une des conditions sine qua non pour la pérennité des espèces. Simplement, lorsqu'on adopte un chien pour 15 années de vie commune, il faut savoir qu'on ne pourra pas le traiter comme un substitut d'enfant ou un matériel commercial, sinon la vie devient vite impossible; on est dans l'obligation d'utiliser les codes de communication des canidés.
En cela, aimer son animal c'est avant tout respecter sa nature d'animal.
Notre société veut que certains savoirs soient considérés comme innés ! Par exemple chacun est sensé savoir élever un enfant, ou faire obéir un chien ! Mais dans la pratique, les choses ne sont pas si simples et il y a une différence entre le bon-sens et le savoir...

Pour ceux qui sont déjà passés ici ... et qui sont surpris de ne plus voir la photo de ma chienne : je m'en excuse mais j'ai dû la retirer pour des raisons d'anonymat.
23 mai 08
Tag !!!
Après vous avoir parlé de mes petites manies ici , on passe au côté cuisine... grâce au tag de ce cher Alf, qui pour ceux qui ne le savent pas encore, est le plus beau chat de Belgique.(Celui de France étant Pouchkine).
1) Les aliments que vous n'aimez pas :
Nat : "la polenta"
Pouchkine : "les trucs verts qui s'appellent légumes"
2) Vos 3 aliments favoris :
Nat : "le chocolat très noir, mes gâteaux de pomme de terre, mon pain d'épices fait maison"
Pouchkine : "la chair fraîche, le gâteau marbré de la blondasse"
3) Votre recette favorite:
Nat : "la brandade de morue. Je peux en manger de l'entrée au dessert , 7 jours sur 7 sans problème"
Pouchkine : "mouarrrf ! et moi je peux en manger cinquante-douze fois par jour sans sourciller d'une moustache"
4) Votre boisson de prédilection :
Nat : "le lait de soja"
Pouchkine : "le lait sans soja"

5) Le plat que vous rêvez de réaliser mais que vous n'avez pas encore réalisé :
Nat : "un Stollen * "
Pouchkine : "pas besoin de cuisiner : faut manger la bête chaude" censuré
6) Votre meilleur souvenir culinaire :
Nat : "le premier repas que j'ai partagé avec mon chat"
Pouchkine : "idem : le premier repas qu'elle m'a offert en me sortant de la rue".
Nat : "vous comprenez pourquoi certaines femmes préfèrent les chats aux hommes, d'autant plus qu'un chat :
ne perd pas ses poils dans la baignoire,
ne critique pas votre manière de conduire,
qu'il ne met jamais de cravate bleue avec une veste marron,il ne ronfle pas, il ronronne,(heu ... encore que parfois Pouchkine a une respiration sifflante)
les chats sont capables de jouer seuls avec leur queue,
ils portent bien la moustache,
ils sont encore capables de vous faire rire, même après 10 ans de
vie commune,
ils se lavent tous les jours ... bla bla bla bla "
Pouchkine : " ... mais qu'est-ce qu'elle a encore, la blondasse ?"
* le Stollen ou Chritstollen est une brioche compacte en forme de bûche garni de citrons et d'oranges
confites, qui est recouvert d'une épaisse couche de sucre glace (miam). Il trouve son origine dans les rites païens des tribus allemandes qui l'offraient aux dieux.
"Stollen" provient de l'Allemand. Il pourrait y avoir diverses origines étymologiques : Stulo = une stèle ou Stollenbau = pilier de bois utilisé dans les mines de Saxe ou encore Stola = étole (référence aux langes du petit Jésus ?)
Il est devenu populaire vers le XVIIème siècle en Allemagne ainsi que dans l'est de la France.

Le règlement du tag :
1 - mettre le règlement
2 - répondre aux six questions
3 - taguer six personnes à la fin de votre billet
4 - avertir les personnes directement sur leur blog.
Les six heureuses taguées (ben oui... que des filles ou presque parce que la cuisine, hein ...) Mais s'il y a d'autres messieurs volontaires, qu'ils fassent signent ... Heu, je transgresse allègrement la 3ème règle du tag, car je sais que certains et certaines vont s'en donner à coeur joie !
Par ordre alphabétique :
Aubépine qui en fera peut-être quelques rimes
Bebb qui se fera aider par ses mouches
Bumcat qui passera de la déco à la cuisine
Cali et sa minouchette
Chloro qui doit bien avoir quelques astuces culinaires
Françoise et ses greffières
Kprécieuse et sa 'tite tribu
Ma'cha qui se fera aider par sa bande de rominets
Mary hum ! miam le maroilles !!!!
Valla qui doit avoir quelques bonnes recettes dans son pays.

Sur la demande d'Alf, je mets ici, ma recette de "pain d'épices". J'espère qu'elle ne vous décevra pas, car il s'agit plutôt en fait d'une recette personnalisée de Maustekkaku finlandais.
Bien.
Donc voici :
Ingrédients :
- 150 gr de farine - 4 c. à café de "4 épices" (on en trouve au rayon des épices ; sinon vous pouvez aussi mélanger : 2 c. à café de cannelle avec 1 c. à café de cardamone moulue et 1 c. à café de clou de girofle moulu). Personnellement je préfère la version "clou de girofle" mais mes invités trouvent en général que c'est "trop fort". Donc essayez déjà avec les "4 épices".
- 150 gr de cassonade (mais vous pouvez utiliser du sucre blanc normal)
- un sachet de sucre vanillé (heu... moi j'en mets deux.)
- 1 c. à café de bicarbonate de soude (mais ça marche aussi sans)
- 8 cl de lait
- 50 gr de beurre fondu au micro-onde (moi j'utilise de la margarine ramollie parce qu' il ne faut quand même pas pousser...)
- 1 à 2 groooosses c. à soupe de miel
- 1 oeuf
- 1 c. à soupe de crème fraîche.
Mélangez dans un saladier, la farine, le sucre, les épices.
Ajouter le beurre liquéfié (ou la margarine) et les autres ingrédients.
Si vous êtes du genre impatiente comme moi , alors battez tout ça 1 minute au fouet électrique.
J'utilise un moule à manquer (beurré ET fariné) d'environ 25 cm de diamètre, mais un petit moule à cake fait aussi l'affaire et le gâteau aura moins tendance à "sécher".
Cuisson :
Thermostat 4 (175 °C) pendant environ 35 minutes . Piquez dedans avec une aiguille à tricoter, si elle ressort sèche , c'est que c'est cuit.
Ce gâteau se conserve plusieurs jours à condition bien sûr de ne pas être goinfre comme moi. Pour moi toute seule, il tient environ 2 jours mais il se conserve sans problème pendant 1 semaine.
Autre recette méga-rapiiiide et trèèèès bonne et très présentable.
Comme vous êtes tous super gentils et qu'en plus vos commentaires m'ont fait mourir de rire, je vous ajoute cette recette.
Nous l'appellerons du nom de sa créatrice : grimolle de Nat (et pas Pouchkine). En fait, ça n'a plus rien d'une grimolle poitevine.
Grimolle de Nat et pas Pouchkine
Dans un saladier, mélangez :
100 gr de farine + 100 gr de sucre blanc + 3 oeufs + 1 c. à soupe de rhum (pas plus, sinon problèmes avec les invités)
Ajoutez : 4 petites pommes ou 3 groooosses pommes , épluchées, désossées, et coupées grossièrement en quartier.
Mettez tout ça dans un moule à clafoutis. La touche qui tue : saupoudrez de cassonade : ça donne une petite croûte croustillante et dorée à souhait.
Faire cuire environ 25 à 30 minutes thermostat 5.
Flûte.
C'est malin.
Maintenant j'ai envie de gâteau.
18 mai 08
Le Graoully (graulich)
Si vous avez aimé ma légende (revue et corrigée) de la Tour aux Puces de Thionville, qui fut construite sous l'Empereur Charly -et sa douce Hildegarde, vous allez certainement aimé cette nouvelle légende que je vous rapporte ici ...

Lieu : Metz (prononcez: "messe", S.V.P., sinon je me fâche très fort) Metz, c'est-à-dire Dividorum Mediomatricorum et aussi dans les environs : forêt de Gorze et ses hauteurs, la Seille (rivière) ...
Temps : vous n'étiez pas nés
Personnages dans l'ordre de disparition :
- le graoully : un dragon un peu trop fêtard
- Clément : Clem' pour les intimes, qui est tour-à-tour : prêtre, évêque , puis saint
- la fille du gouverneur Orius (cherchez la femme...)
- Rabelais (celui de Pantagruel)
- le football club de Metz(celui qui va très mal)

En l'An II après J.-C., Dividorum aurait été un havre de paix, sans la présence polluante
de toute une faune étrange qui rôdait autour des arènes et de l'amphithéâtre. On y trouvait des salamandres violettes, des serpents aux yeux rougeâtres, des petits dragons sans prétention -mais venimeux et surtout le Graoully. Celui-là n'était pas commode du tout : c'était un dragon aux proportions respectables, devenu mutant : autrement dit, carnivore strict. Il lui fallait absolument son cota de protéines animales quotidien, surtout lorsqu'il était joyeux, sinon, ça n'allait pas.
Conséquence directe : il y eu des manif pour protester contre le voisinage de ces bêtes ; les jeux des arènes furent stoppés, telle la flamme olympique. Et puis les Messins hésitaient à sortir de chez eux pour aller aux champs ; toute la vie était devenue compliquée.
La population locale avait donc pris l'habitude de chuchoter discrètement dans les rues et souvent on entendait quelques "taisons-nous" * inquiets.
* A ce propos, c'est la raison pour laquelle, au centre de Metz, se trouve la fameuse rue Taison.
Aucune arme ne parvenait à bout de ce monstre car ses épaisses écailles le protégeaient efficacement des flèches et autres armes d'époque.
C'est alors qu'arriva Clém' -un gars de Rome, venu raconter des trucs sur JR, J.C. Pour des raisons qui nous échappent, à partir de ce moment-là, il arriva d'étranges évènements ...
Par exemple, on raconte qu'un jour alors qu'il priait sur les hauteurs de Gorze, l'empreinte de ses genoux resta gravée dans la pierre.
Moi, j'ai bien une idée sur le sujet (...)
Non, ça n'est pas Saint Nicolas... mais je vous raconterai l'histoire de Nico le moment venu...
Une autre fois, dans la forêt de Gorze, il arrêta d'un geste de la main (hum hum ...?) une meute de loups qui poursuivait un cerf. Il existe une autre version des faits qui me paraît nettement plus plausible : il aurait protégé un cerf contre les hommes du gouverneur.
Inutile de s'attarder sur cette polémique.
Et puis, surtout, la fille du gouverneur Orius, mourra brutalement. Curieusement, on ne trouve pas beaucoup d'informations sur cette étrange Dame.
(Si vous en avez entendue parler, faites moi signe).
On fit appelle à Clem', espérant que celui-ci pourrait faire quelque chose pour la malheureuse. Et ... il la ressuscita.
Comment ? Mystère et boule de gomme, surtout qu'alors notre Clem' était prêtre et n'avait aucun DES de chirurgien...
Le gouverneur Orius décida d'embaucher Clem' pour faire fuir le Graoully. Ce dernier se rendit tout seul -tel un héros, près de l'amphi, où se trouvaient ces animaux étranges ainsi que le vilain Graoully. Là, les petits dragons et autres serpents à sonnettes prirent leurs jambes à leur cou en voyant ce gars pas très saint-d'esprit.
Puis le face-à-face eu lieu : Clem' fixa d'un regard terrible le dragon. Il l'hypnotisa et le dragon ne bougea plus d'une écaille.
Je suis désolée, mais c'est, en tous cas, ce qu'il en ressort lorsqu'on lit les littératures attenantes.
Alors, d'un geste large et héroïque, notre Clem' défit l'étole qu'il portait sur ses épaules et la lança vers la bête. Le tissu s'enroula comme une écharpe autour du cou et ... hop ! ==> à l'eau : Clem' envoya bouler le gros dans les profondeurs de la Seille...
La suite de l'histoire nous rapporte que ce Clément qui n'avait rien d'une clémentine eu rapidement de l'avancement dans ses fonctions et qu'il fut nommé évêque de la ville de Dividorum Mediomatricorum puis, saint, mais ça c'est une autre histoire car juste avant de finir "saint", il fut jeté comme un malpropre dans la mer ...
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Rabelais,
passant dans le coin avec ses sabots vers 1547, décrivit le Graoully comme:
"une effigie ridicule et terrible aux petits enfants, ayant la tête plus grosse que le corps (...) avec horrifiques mâchoires." (Source : Pantagruel - IV-59).
Bah, si c'est lui qui le dit ...
Et le F.C. Metz dans toute cette histoire ?
Plus tard on retrouve trace de ce graulich ("graoully" provenant de l'allemand graulich -comprenez : macabre, gothique ...) sur le fameux écusson du club de foot de Metz.
A ce propos, si je peux me permettre une remarque, on n'a jamais vu un dragon servir de trèfle à quatre feuilles et les dirigeants du FC Metz seraient sans doute bien inspirés, au vu des résultats déplorables de cette saison de foot de bla bla bla bla bla bla bla bla......

... un descendant* du Graoully ...???
* ... car, bien que n'ayant peu d'écailles, on aperçoit les deux carnassières supérieures qui sont étrangement longues et qui dépassent des babines, même bouche fermée ...
16 mai 08
Exposition à Chauvigny.
Une petite première pour moi : ces affiches placardées dans la ville de Chauvigny.

C'est l'occasion de vous parler de cet endroit.
Car dans le Poitou, il n'y a pas que le Futuroscope : à 20 km au nord-ouest, on trouve la Cité Médiévale de Chauvigny. Elle est connue pour sa "Ville-Haute", restaurée de façon remarquable. Le site est aussi un passage touristique pour son spectacle de fauconnerie au-dessus de la ville basse - la ville moderne.
L'endroit me fait penser à un tout petit village mosellan très connu pour son festival médiéval d'été : Rodemack, surnommé "la petite Carcassonne".
Voici quelques clichés -je m'excuse de la qualité toute relative de ceux-ci... :

Le château Baronnial est abandonné depuis le XVIIème siècle, il est en ruine mais ne manque pas de caractère. Il culmine tout en haut d'une colline, avec vue splendide sur la vallée; il est comme suspendu dans les airs ! C'est là que se déroule le spectacle de
fauconnerie.
Ci-dessous, le Donjon de Gouzon, construit au XIIème siècle et terminé un siècle plus tard.




Anecdote ...
Je me suis (bien sûûûr...) perdue en cherchant l'office du tourisme où je devais installer mes 'tites croûtes. J'ai vraiment eu beaucoup de chance de tomber sur cette vieille dame adorable qui m'a proposée très gentiment de monter dans ma voiture et de m'emmener devant l'office du tourisme. Elle même y habite tout près, dans une de ces maisons faites de vieilles pierres.
J'aime ce genre de rencontre insolite. Nous avons échangé nos noms et j'espère la revoir à l'exposition. Elle m'a dit malicieusement qu'elle ne se serait pas proposée de m'accompagner en voiture si cela s'était passé à Paris ... Idem pour moi !

Un petit troquet où l'on remonte dans le temps : les serveurs et serveuses sont habillés en jolis costumes médiévaux.

La place de l'ancien village. Une petite place digne de celle où se déroule la dernière scène du banquet dans Astérix et Obélix ! Une petite place avec son arbre... Mais où est passé le barde Assurancetourix ?

Non il n'y a pas de barde. Encore que ... le jour où je suis venue déposer mes tableaux, on entendait dans les rues les vocalises d'une femme qui faisait ses "gammes". C'était très joli, presque poétique.
Un vieil homme pensif qui ploie sous l'âge comme les branches tortueuses de l'arbre âgé.


Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur :
- la ville de Chauvigny (86)
- et sur le petit village de Rodemack (57)

12 mai 08
Aquarelles au frigo
J'ai récidivé... Je sais bien que ça n'est pas la saison , mais que voulez-vous on ne se refait pas : j'aime Noël , du moins la féérie qui flotte autour de cette période. Pour le reste, j'ai bien conscience que ça n'est pas forcément toujours agréable pour maintes raisons.
Bref, j'ai décidé de mettre la main dans la neige car j'adore ça et ...

Les formats sont ceux d'une carte postale; j'ai prise la photo avec un pinceau pour qu'on puisse se rendre compte de la taille :
Il s'agit de trois petites aquarelles présentées dans le même cadre. Je n'ai pas pu scanner le tout, et mon appareil photo n'aurait rien rendu; voici donc le dernier petit paysage :
Rien d'extraordinaire, mais je me suis bien amusée quand même. Moins avec le drawing gum. Je vous explique : il faisait particulièrement chaud lorsque j'ai peins ces 3 vitrines de Noël et le drawing gum -comprenez : "gomme liquide à peindre", que j'ai utilisé pour préserver les flocons de neige, s'est un peu liquéfié !
Une vraie catastrophe lorsque j'ai voulu le retirer, alors qu'il devait être sec depuis bien longtemps. Je me suis vue obliger de mettre mes aquarelles .... dans le frigo !
Lorsque le drawing gum fut un peu solidifié, j'ai pu le retirer facilement. C'est la première fois qu'une chose pareille m'arrive !
Si des pros passent par là, pensent-ils que le drawing gum a une durée de vie limitée ?
![]()
Pour finir un petit mot de l'exposition de Charrais en bordure du Haut-Poitou.
Merci Martine pour l'organisation de cette sympathique fête. Oui, nous avons eu très chaud sous le parquet ; ça doit être pour cela que je me suis laissée tenter par certains livres que j'ai trouvé dans le vide-grenier qui nous avoisinait ... "Une journée d'Yvan Denissovitch" d'Alexandre Soljenitsine. Je n'ai pas pu résister : j'ai commencé à le lire durant l'expo ! Et puis un livre de Bertolt Brecht - auteur que je n'ai encore jamais lu. Pourtant j'en ai entendu parler comme tout le monde : c'est l'inventeur du concept de la "distanciation" au théâtre (forcer le spectateur non pas à rester spectateur mais à être critique).
J'ai aussi rapporté un autre livre dont le titre est moins avouable : un "Placid et Muzo" (vous savez : ces petits livres carrés d'antan ?). Mais non, je ne retombe pas en enfance !
Nous avons passé -Christine et moi, une belle journée faite de rencontres amicales, de rires et de joie mais aussi de retrouvailles avec les habitués.
Pour ne rien gâcher au plaisir, quelques tableaux sont partis, dont ma "tête de cochon"! (C'est marrant, ça me rappelle quelque chose de récent !^^) Comment ça , vous ne voyez pas de laquelle il s'agit ?!
06 mai 08
Tout commença avec Magritte...
... à l'école, avec des crayons de couleurs d'écolier, j'avais réalisé ceci :
Oui, un peu loin de l'original :
Ce tableau du peintre Magritte s'appelle "Les Belles Relations". J'avais 13 ou 14 ans et là, il y a eu LE déclic. Voir la réalité autrement, et la montrer aux autres. Je me suis mise à dessiner tout et rien. Comme je n'avais pas de don, j'ai dû travailler très dur .
De Magritte, je crois que mon préféré reste "L'Empire des Lumières" :
J'aime le mystère qui entoure l'inversion des lumières : le ciel est clair, pourtant la Terre est sombre. C'est la Nuit. J'aime son coup de pinceau si neutre et pourtant quelle force dans l'idée. C'est absolu. On est à cheval sur le réel et le mental. La réalité flanche. D'ailleurs où se trouve exactement la réalité qui nous entoure ? La réalité n'existe que par le rendu mental -le mien, moi qui suit derrière mon écran d'ordinateur, et le vôtre : votre prisme émotionnel, propre à chacun d'entre- vous.
Un de ses plus célèbres tableaux :
... car ceci n'est qu'une représentation de l'objet.
Un jour, je retournerais vers la peinture à l'huile pour ses possibilités de travail infinies. Cela dit, ne rêvons pas : je ne pense pas me "libérer" de mon geste technique -ou alors les poules auront des dents. Ma passion pour Magritte m'a conduite à pratiquer la technique dans une recherche de froideur, de distance, face à l'extérieur -juste quelque chose à dire au-delà de la vision plate, comme ici :

ou là :

Je me suis calmée en pratiquant l'aquarelle qui m'a obligée à lâcher prise : il y a des effets aléatoires dans le voyage du pigment sur l'eau.
On ne présente plus René Magritte -peintre surréaliste de nationalité Belge, mais si cela vous tente, voici un article passionnant écrit par J. Roisin - petit essai de psychanalyse appliquée "Magritte, un destin particulier de la pulsion scopique":
http://home.scarlet.be/cep/CAHIERS/magrit1.htm
<a target="_blank" href="http://home.scarlet.be/cep/CAHIERS/magrit1.htm">CIBLE</a>
03 mai 08
Les chats errants, la loi et coup de gueule
L'identification 
Le 6 janvier 1999 est votée la loi stipulant que les chiens doivent être obligatoirement identifiés au plus tard à 4 mois. Les politiques ont eu l'idée saugrenue de ne pas l'appliquer aux chats. Ainsi , c'est la loi de 1992 qui prévaut encore pour les chats : " tous les chiens et chats, préalablement à leur cession , à titre gratuit ou onéreux, sont identifiés par un procédé agréé par le ministre chargé de l'agriculture (...) l'identification est la charge du cédant."
Conséquence directe et concrète :
la famille Y dont la chatte a mis bas n'a pas envie de faire identifier une portée de chatons (prix moyen d'un tatouage ou d'un transpondeur électronique : 50 euros) car dans le village d'à côté, il y a 3 autres portées d'adorables chatons qui eux, sont donnés gratuitement.
L'identification des chats, qui est le premier geste pour la protection de son animal, n'est pas rentrée dans les moeurs de notre société. La famille Y n'a pas besoin d'assumer les portées de la minette. Au pire, les chatons seront noyés ou tuer d'une façon ou d'une autre (interdit pas la nouvelle convention européenne) alors que la plupart des vétérinaires font cela
proprement et gratuitement.
A noter que chaque année, 500 000 chats et chiens non tatoués sont euthanasiés en France car leurs maîtres ne peuvent être prévenus.
Qui doit s'occuper des chats errants ?
C'est à la commune de gérer la population d'animaux errants domestiques sur son territoire : décret du 25/11/2002 publié le 27/11/02. Les obligations du maire sont notamment précisées dans les articles L211.21 à L211.24 du Code Rural.

Les actions menées par les municipalités
Si votre commune décide de faire une campagne de trappage, elle est dans l'obligation de prévenir ses administrés des dates et des modalités de l'opération par voie de presse locale et d'affichage en mairie et cela une semaine à l'avance. C'est obligatoire et fait dans le but d'éviter que des chats non identifiés mais ayant bien des propriétaires soient trappés, pris pour des animaux errants et euthanasiés.
Et après, que deviennent les chats capturés ?
Si la politique de la commune est de prôner l'euthanasie libératoire, alors les chats capturés seront euthanasiés. Ils peuvent être également stérilisés et proposés à l'adoption. Les sujets trop sauvages sont parfois relâchés sur les lieux du trappage où de bonnes âmes prendront le relais pour les nourrir - parfois c'est une association de protection animale qui prend en charge ces chats libres.

Une chatte peut mettre bas 3 portées (parfois plus) de 4 chatons par an.
Une chatte peut être pubère à partir de 6 mois.
La 2de année il peut y avoir jusqu'à 144 chats.
La 3ème année, 1 728 chats.
La 4ème année, 20 736 chats.
C'est pour cela qu'il est important de faire stériliser vos felis catus.
Mais également contribuer à la biodiversité, et éviter l'hybridation avec le CHAT FORESTIER (felis silvestris), une des dernières espèces animales carnivores et indigènes de nos contrées. Eviter aussi que ces derniers n'attrapent les immunodéfiences incurables de nos chats domestiques.
Si vous voulez savoir :
- " Pourquoi faut-il payer un chaton ? "
- " Pourquoi le tatouage? "
allez ici : http://www.chats-errants.com/faq/faq.html
Si vous désirez d'autres renseignements et que vous habitez dans le 86, allez ici : http://ecoleduchat.poitiers.free.fr/
Si vous habitez à Chalon sur Saône, allez ici : http://www.spa-chalon71.fr/
Campagne nationale d'identification : http://www.jidentifiemonanimal.com/
Coup de gueule
Messieurs les législateurs, pourquoi une telle campagne et pourquoi ne pas avoir été pragmatique dès le départ en votant une loi de protection efficace pour les chats, telle celle des chiens ?
Et à quand une loi qui protège les chats libres des villes, comme le montre l'exemple fonctionnel et salutaire de la ville de Rome ?
Et à quand des lois telles que celles votées en Autriche le 27/05/04, pour un vrai respect de ces êtres vivants qui sont nos cousins ?
Et à quand une loi contre la caudectomie des chiots? Pourquoi n'avoir légiféré que sur l'otectomie? Venez donc les couper vous-mêmes, les queues des chiots nouveaux-nés.
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A voir également :
DVD "Le chat forestier" de Loïc Coat - Ed Montparnasse
http://www.editionsmontparnasse.fr/dvd













